Son Histoire

OLMET site exceptionnel avec vue superbe sur la Chaine des Puys, le Sancy et le Livradois.

La commune d’OLMET d’une superficie de 1554ha située sur les contreforts du Forez, d’altitude 433m à 954m est bordée d’une rivière La Faye, les ruisseaux de Goutelle et du Gérize la traversent.  Depuis Augerolles, une route sinueuse conduit au bourg d’Olmet à 650m d’altitude d’où l’on découvre une vue superbe sur la chaîne des Puys, le Sancy et le Livradois. Elle fait partie des communes du Parc Naturel Régional Livradois Forez.

OLMET, un bourg de caractère par son passé

OLMET plus de mille habitants il y a un siècle, un bourg de caractère par son passé,  pour l’évoquer, laissons parler Pierre MAZAUTAUD dans son ouvrage « Surprenante Auvergne » :

Que de traces de l’intensité d’antan…Le site d’OLMET réunissait bien des avantages…

Au-dessus des brouillards de la vallée et des miasmes de la plaine on y respirait le bon air….

De là toutes ces maisons des notaires, des procureurs de l’ancien régime. C’était jadis un dépôt du sel entre les provinces rédimées et les pays de petite gabelle. C’était une étape importante entre les Bois du Forez et la Dore où partaient par flottaison les mâts de la « Royale ».

Au début du XXème siècle les rues du bourg sont encore bordées de commerces ou d’ateliers d’artisans : sabotiers, menuisiers, maréchaux, perruquiers, fromagers, on compte sept auberges et on peut choisir son marchand de vins…...

L’Ecole Communale, construite à la fin du 19es.sert de référence pour tout l’arrondissement.

Un nouveau cimetière vient d’être créé...

Cependant dans les villages la population est très nombreuse, un monde de paysans souvent aussi sabotiers, très pauvre, beaucoup d’enfants meurent en bas âge, l’on vit en autarcie , deux, trois vaches à « l’écurie »,  les femmes les sortent, vont les garder au champ matin et soir tout en confectionnant les chapelets, avec la chienne dressée, celle-ci ramène les bêtes qui s’écartent, pas de clôtures, des murets de pierres sèches, quelque fois une chèvre, quelques volailles et lapins, chaque année un veau de lait à vendre ainsi que beurre, chèvretons et œufs, aux marchés voisins et le cochon annuel que l’on garde au saloir après la « tuade » et la confection du boudin, saucisses, grillons, jambons, saucissons.

Il y a la vigne, le blé et le seigle, l’avoine, les pommes de terre, les jardins potagers, les arbres de plein champ, noyers, châtaigniers, pommiers, poiriers, cognassiers, cerisiers… La vie est organisée autour des fontaines, des cartes et l’usage du four à pain, des serves, des rases pour l’irrigation des champs. L’entraide est de rigueur pour les foins, les moissons, la batteuse et aussi les « prestations » pour entretenir les chemins.

L’hiver la neige dure longtemps. Le dénivelé, les terrains d’altitude sont difficiles à exploiter, la guerre de 1914, celle de 1939 et l’exode rural vers le monde ouvrier et la ville ont précipité la désertification.

A partir des années 1960 les plantations de résineux ont remplacés presque toutes les pâtures d’altitude.

A la fin du 20es.la forêt couvre 82% du territoire.

 

La population qui ne cessait de diminuer jusqu’en 2007 avec 138 habitants recensés, augmente ces dernières années et approche aujourd’hui les 180 habitants.

Il y a d’abord eu le retour des retraités natifs du pays ou anciens résidents secondaires, ils ont réparé les vieilles maisons, ont employé de nombreux artisans.

Puis sous l’impulsion du Parc National Régional Livradois-Forez ce sera l’arrivée de nouveaux arrivants, des jeunes couples, plusieurs enfants sont nés, des familles se sont installées, en location ou ayant acquis à prix modéré d’anciennes maisons qu’ils rénovent, certains travaillent sur place grâce au télétravail, quelquefois ils sont auto-entrepreneurs ou travaillent pour les collectivités, pour l’aide à la personne, d’autres dans les entreprises de Thiers, Ambert, Courpière, des enseignants se déplacent vers Ambert, Clermont, Thiers…

En 2020 14 enfants sont scolarisés en maternelle et primaire à Augerolles ou Olliergues et 15 enfants collégiens le sont à Olliergues ou Courpiere (l’école communale d’Olmet ayant fermé en 1992 faute d’enfants). Les lycéens vont à Ambert , Thiers ou Courpière.

Il n’y a plus aucun commerce dans le bourg mais au village de St Agathe une Ferme-Auberge ouverte d’avril à octobre (élevage de canards) et plusieurs agriculteurs éleveurs dans les villages de faible altitude (bovins, ovins, caprins, plantes médicinales…), certains parmi eux font de la vente directe et sont présents sur les marchés. Il y a aussi, des Chambres d’Hôtes, des Gites.

De jeunes couples, des familles sont venus s’installer à OLMET, en location ou achètent à prix modéré d’anciennes maisons qu’ils rénovent, certains travaillent sur place grâce au télétravail, d’autres sont auto-entrepreneurs, paysagiste, ferronnier, travaillent pour l’aide à la personne, dans des usines de Thiers, Ambert, Courpière, des enseignants se déplacent vers Ambert, Clermont…

Des personnalités marquantes à Olmet :

Dès le XIIème siècle fut mentionnée une famille du nom « de la Faye ». Le château (XIII ème au XVII ème siècle) était fortifié et entouré d’une imposante enceinte flanquée de tours.

Personnages célèbres originaires d’Olmet :

  • Famille des princes Torlonias de Rome originaire de La Peyrouse.
  • Nés à Olmet : Rose Combe   (1883- 1932) écrivaine rurale, auteur de «Le Mile du Garret » et garde barrière.

Arrières grands parents olmétois :

  • Pierre Teilhard de Chardin, jésuite, écrivain théologien et paléontologue  (1881 – 1955) au bourg
  • Coco Chanel  (1883 – 1971) à Parquois, La Chambade et au bourg
  • Arletty (1898 – 1992) au Cheix

Peintres locaux d’Olmet : Blaise Lavelle au XIX ème s. / Roger Somville (né en 1923) / Paul Ganantchian (né en 1940)